La nécessité d’une formation sur la coopération inclusive découle du constat qu’il existe un besoin spécifique qui n’a pas encore été satisfait dans le monde de la coopération : en effet, il y a un manque de personnes ayant des compétences spécifiques en matière de conception, de suivi et d’évaluation des interventions de coopération inclusive.
Le handicap, comme le genre, est une question transversale dans toutes les interventions de développement et constitue une priorité pour la coopération italienne et européenne. Malheureusement, il y a une pénurie de personnes ayant les compétences adéquates pour travailler dans la coopération inclusive et, lorsqu’il y en a, il s’agit généralement de personnes non handicapées. Cette situation est contraire à la devise du mouvement des personnes handicapées, qui a inspiré la Convention relative aux droits des personnes handicapées : « Rien sur nous sans nous ».
Les mêmes organisations qui constituent le RIDS, l’organisme parrain du projet, peinent à trouver du personnel qualifié pour effectuer des missions dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient où elles opèrent.
En même temps, en Europe, les statistiques nous montrent qu’il y a une forte présence de jeunes handicapés qui sont actuellement au chômage, ainsi que des animateurs de jeunesse avec une grande expérience sur le thème de l’inclusion des personnes handicapées (PcD) qui souhaitent apporter leurs compétences dans le contexte de la coopération internationale mais qui n’ont pas la base technique pour la conception, le contrôle et le suivi de telles interventions.
Le projet DICoo vise à former les jeunes handicapés et les animateurs de jeunesse à la coopération inclusive.